Ennahdha : 65 dirigeants d'ennahdha concernés par l’audit bancaire !!

La correspondance adressée par la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur injonction de la Cour des Comptes, pour auditer les comptes de plusieurs « barons du parti islamiste d’Ennahdha, n’a pas encore fini de faire des vagues, que l’initiateur de la révélation, en l’occurrence Al Charaâ el magharibi, enfonce le clou en rendant publique la liste des 65 noms concernées par la demande de vérification de leurs comptes bancaires…

Ennahdha : 65 dirigeants d'ennahdha concernés par l’audit bancaire !!

La correspondance adressée par la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur injonction de la Cour des Comptes, pour auditer les comptes de plusieurs « barons du parti islamiste d’Ennahdha, n’a pas encore fini de faire des vagues, que l’initiateur de la révélation, en l’occurrence Al Charaâ el magharibi, enfonce le clou en rendant publique la liste des 65 noms concernées par la demande de vérification de leurs comptes bancaires…

En effet, publiée, dès le mardi 5 février courant par le support papier, Al charaâ al magharibi a repris l’info dans sa version électronique d’hier vendredi 8 février 2019, ce qui lui a conféré une vaste diffusion, notamment par le biais des réseaux sociaux dont notamment Facebook.

Et effet partage aidant, l’info a été rapidement relayée et rares sont ceux qui ne sont pas au parfum des 65 noms parmi les dirigeants du parti islamiste à commencer par le number one, Rached Kheriji, son éminence grise, Lotfi Zitoun, son gendre et accompagnateur attitré lors de tous ses déplacements à l’étranger, Rafik Abdessalem, le chef du bloc parlementaire, Noureddine Bhiri, l’étoile montante, Abdellatif Mekki, les Meherzia Laâbidi, Yamina Zoghlami, ainsi que d’autres noms qui n’avaient jamais été médiatisés.

Cet audit qui est en relation, en principe avec les dernières élections municipales, comme mentionné dans la note de la Cour des comptes, évoque des personnalités qui n’ont rien à voir avec ce scrutin. On citera, entre autre, les Samir Dilou, Ridha Saïdi, Zied Laâdhari…

D’autre part, il y a la plupart des noms considérés comme étant des faucons dont notamment les Habib Ellouze, Sahbi Atig, célèbre pour ses menaces « de piétiner tous les Tunisiens qui veulent du mal au président égyptien frériste et déchu, Mohamed Morsi, Walid Bennani, soupçonné d’avoir des liaisons des les milieux salafistes proches d’Ansar Chariâ et que, curieusement, on n’entend plus depuis belle lurette, Mohamed Ben Salem, soupçonné d’avoir démantelé, lorsqu’il était à la tête du ministère de l’Agriculture, les services des gardes forestiers qui étaient pourtant très efficaces dans le système de lutte contre les terroristes dans les forêts du Nord-ouest et du Centre-ouest, Ahmed Laâmari, député de Médenine et soupçonné d’avoir eu un comportement, voire un rôle, lors de l’attaque terroriste perpétré à Ben Guerdane. Et on en passe…

Maintenant que la mèche est vendue et que tout le monde est au courant de l’audit, la Cour des comptes et la BCT sont appelées à informer l’opinion publique des résultats de l’enquête, plus particulièrement, en cas de découverte d’anomalies ou de dépassements.

Il faut dire que l’annonce publique par les hauts dirigeants d’Ennahdha d’un budget annuel de six millions de dinars seulement alors qu’on annonce le paiement de 18 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 60 millions dinars pour une campagne d’amélioration de l’image de marque du parti islamiste en cette année d’élections législatives et présidentielle, une info révélée par Jeune Afrique et jamais démentie par Ennahdha, cela fait soulever des points d’interrogations et de sérieux soupçons.

D’ailleurs, rien que pour ça, une enquête aurait dû être déclenchée pour avoirs des explications convaincantes sur l’origine du montant de 18 millions d’euros à payer à une boîte de com étrangère !

Voici, par ailleurs la liste des noms concernés par l’audit telle que rendue publique par Al Charaâ al magharibi selon un document de la Cour des Comptes :

Rached Keriji, Fakhreddine Cheliq, Imed Hammami, Wassila Zoghlami, Ridha Saïdi, Chokri Zoghlami, Jamel AL Aoui, Mohsen Nouichi, Lotfi Zirtoun, Rafik Abdessalem, Ridha Barouni, Mohamed Jomâa El Ouni, Kamel Essid, Ahmed Riahi, Ahmed Riahi, Béchir Gharbi, Ahmed Gaâloul, Ahmed Laâroussi, Lassâad El Jouhri, Habib Ellouz, Sadik El Omri, Tahar Khir, Mohamed Mahjoub, Mohamed Mohsen Soudani, Sami Triki, Monia Brahem, Néji Jmel, Noureddine Bhiri, Yamina Zoghlami, Mohamed Ben Salem, Ahmed Laâmari, Ahmed Mechri, Arwa Ben Abbès, Bechir Khelifi, Houcine Jaziri, Zouheir Rajbi, Sahbi Atig, Ajmi Lourimi, Hédi Ben Brahim, Hédi Ben Khelifa, Hédi Soula, Walid Bennani, Badreddine Abdelkefi, Belgacem Darraji, Jamila Debbech, Zied Laâdhari, Samia Ferchichi, Salman Sarsout, Samir Dilou, Sana Mersni, Salah M’tiraoui, Abdelfattah Mourou, Abdellatif El Mekki, Ali Laârayedh, Imed Khemiri, Fatma Toumi, Fethi Ayadi, Ferida Laâbidi, Faouzi Abdouli, Kalthoum Badreddine, Latifa Deguih, Mahbouba Dhifallah, Meherzia Laâbidi, Mokhtar Nammouchi et Riadh Bettaïeb

En tout état de cause et en attendant la suite de cette affaire de la plus haute importance, il est bon de réclamer à l’instance des analyses financières relevant de la Banque centrale d’assumer pleinement sa mission et, surtout, informer l’opinion publique.

 

Source : universnews.tn